La transformation locale du manganèse s’impose comme l’un des grands chantiers industriels du Gabon à l’horizon 2029.

Le Gabon prépare une nouvelle étape de son histoire minière : passer d’une économie principalement fondée sur l’exportation du minerai à une chaîne de valeur davantage ancrée dans le pays.

Cette orientation a été au cœur des travaux de la Commission chargée du suivi du projet intégré de transformation locale des minerais de manganèse, ouverts en juillet 2025. Les échanges ont porté sur l’énergie, le transport, les infrastructures, la sécurisation des ressources, la compétitivité des produits transformés et le contenu local.

Pour l’UMIGA, cette évolution doit être pensée comme un projet collectif. Elle implique les opérateurs, l’État, les entreprises de services, les établissements de formation et les territoires concernés. La réussite dépendra autant de la qualité des unités industrielles que de la disponibilité d’une énergie compétitive, d’une logistique fiable et de compétences adaptées.

Le calendrier annoncé pour l’arrêt de l’exportation du manganèse brut à compter du 1er janvier 2029 donne une direction claire. Il appelle désormais une feuille de route partagée, des données publiques vérifiables et un dialogue régulier avec toutes les parties prenantes.

Source : GabonReview, 16 juillet 2025.